"Made in France", le nouveau film de Nicolas Boukhrief, devait sortir mercredi 18 novembre 2015 sur les écrans.

A la suite des attentats du 13 novembre, et en raison du sujet sensible abordé par le réalisateur français, les milieux intégristes de la banlieue parisienne vus à travers le regard d’un journaliste de culture musulmane infiltrant une cellule djihadiste, son distributeur, Pretty Pictures, a décidé de repousser sa sortie, possiblement en janvier 2016.

Dans "Made in France", la cellule prévoit un attentat sur les Champs Elysées, en coordination avec d’autres opérations simultanées dans la capitale.

A peu de choses près, le mode opératoire du 13 novembre.

"Nous sommes sous le choc, explique James Velaise, le président de Pretty Pictures.

L’idée est de faire profil bas.

Les salles n’ont fait aucune pression pour retirer le film.

C’est une décision que j’ai prise avec les producteurs pour éviter toute provocation".

Une chose est certaine : lorsque "Made in France" sortira, ce ne sera plus avec son affiche d’origine (une kalachnikov posée à la verticale, accolée à la tour Eiffel, avec comme accroche : "La menace vient de l’intérieur") qui avait commencé à apparaître sur les murs du métro parisien le 12 novembre.

La déprogrammation de "Made in France" constitue le dernier avatar d’un film contraint, conçu avec le vent de face, pas vraiment désiré et qui, à la lumière des événements du 13 novembre, possède désormais la force de l’évidence…

Lien Le Monde

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